MATIN

S'échauffer, se mettre dans le corps, apprendre ou tester, est une façon de recevoir et d'inscrire sa
danse.
Le temps du matin sera composé de différentes préparations : étirement, mise en tension, étude de circuits, endurance. Nous aborderons également certaines formes de contacts, de relations passives-actives.
Ce "training atelier" portera une attention particulière à l'observation et à la transmission d'outils. Ces propositions permettront d'identifier différentes entrées opérant comme moteurs, expériences, rituels qui lancent, engagent nos danses individuelles et collectives.

APRÈS-MIDI

Nous aborderons cette semaine par les sous-sols de la prochaine création CEINTURE DE FEU. La Ceinture de Feu désigne l'arc volcanique qui entoure l'océan Pacifique sur près de 40 000 km. Un espace instable, traversé de failles, de fractures, de zones de pression et de forces souterraines. De cette réalité géologique nous en faisons un point de départ et un contexte de recherche : le sol naturel relie la surface, les failles visibles et les dynamiques invisibles. Il nous permet d'accéder aux sols affectifs, politiques ou imaginaires. Ceux-ci activent une approche d'écriture dans laquelle la danse peut être située, et ainsi en faire émerger un portrait, où le domaine des corps se lit par strates – telluriques, culturelles et chorégraphiques.
De ces appuis, peu à peu, un lexique émerge : mouvements, textures, comportements, récits. Ces matériaux cohabitent et se projettent vers de nouveaux territoires : l'espace du plateau et celui des autres.
Trouver alors une zone d'écoute dans laquelle l'observation et la transmission comme processus seront au cœur des relations chorégraphiques.
Chacun·e cherchera ce qui constitue son patrimoine, son langage, révélant la nécessité que chaque danse qui se donne à voir porte en elle le désir d'être partagée.

 

Magali Milian suit un cursus long au conservatoire d'Avignon et au CNDC d'Angers. Romuald Luydlin se forme au Buto et au théâtre No. Ensemble, iels pratiquent l'aïkido, cultivent différentes approches du corps et co-signent leurs projets qui circulent entre les plateaux de théâtres, les espaces situés et les territoires de recherches. Leur parcours est jalonné de collaborations (musicales, plastiques, dramaturgiques, littéraires, scientifiques, historiques...) nourrissant une recherche chorégraphique en dialogue constant avec d'autres sensibilités et d'autres langages. Ces expériences nourrissent une attention particulière aux récits, aux déplacements et aux formes de coexistence.
La Zampa, développe, au fil de ses créations, une approche continue, ancrée et engagée tant du travail artistique que les pratiques qui le permettent.
Aux côtés d'une équipe d'interprètes, de technicien·nes et de collaborateur·ices, iels construisent un écosystème de formes, pièces, performances, installation sonore, exposition, court métrages, forme concert, envisageant chaque source comme un point de départ vers d'autres écritures, d'autres formats.
du 8 au 12 février 2027

Studio du 48

48 rue de la République
31300 Toulouse

Métro A – Saint-Cyprien République

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