MATIN
S'échauffer, se mettre dans le corps, apprendre ou tester, est une façon de recevoir et d'inscrire sa
danse.
Le temps du matin sera composé de différentes préparations : étirement, mise en tension, étude de circuits, endurance. Nous aborderons également certaines formes de contacts, de relations passives-actives.
Ce "training atelier" portera une attention particulière à l'observation et à la transmission d'outils. Ces propositions permettront d'identifier différentes entrées opérant comme moteurs, expériences, rituels qui lancent, engagent nos danses individuelles et collectives.
APRÈS-MIDI
Nous aborderons cette semaine par les sous-sols de la prochaine création CEINTURE DE FEU. La Ceinture de Feu désigne l'arc volcanique qui entoure l'océan Pacifique sur près de 40 000 km. Un espace instable, traversé de failles, de fractures, de zones de pression et de forces souterraines. De cette réalité géologique nous en faisons un point de départ et un contexte de recherche : le sol naturel relie la surface, les failles visibles et les dynamiques invisibles. Il nous permet d'accéder aux sols affectifs, politiques ou imaginaires. Ceux-ci activent une approche d'écriture dans laquelle la danse peut être située, et ainsi en faire émerger un portrait, où le domaine des corps se lit par strates – telluriques, culturelles et chorégraphiques.
De ces appuis, peu à peu, un lexique émerge : mouvements, textures, comportements, récits. Ces matériaux cohabitent et se projettent vers de nouveaux territoires : l'espace du plateau et celui des autres.
Trouver alors une zone d'écoute dans laquelle l'observation et la transmission comme processus seront au cœur des relations chorégraphiques.
Chacun·e cherchera ce qui constitue son patrimoine, son langage, révélant la nécessité que chaque danse qui se donne à voir porte en elle le désir d'être partagée.