Attention, ce stage se déroule dans deux lieux différents :
> Semaine #1
Espace Danse Saint-Cyprien
56 allées Charles de Fitte
31300 Toulouse
> Semaine #2
Centre culturel Bonnefoy
4 rue du Faubourg Bonnefoy
31500 Toulouse
Comme le titre l'indique, nous allons aborder dans ce stage, la figure du solo et plus particulièrement l'écriture chorégraphique et dramaturgique de la forme solo.
S'outiller pour écrire son propre solo.
Pour certain·e·s participant·e·s, ce sera peut-être une première tentative vers la chorégraphie. Pour d'autres, un exercice de mise au point après plusieurs essais ou réalisations chorégraphiques. Pour d'autres encore, ce sera une compréhension des enjeux d'interprétation dans l'exercice du solo.
S'exercer à l'écriture de son propre solo.
On peut donc penser que ce stage s'adresse en premier lieu à de jeunes chorégraphes et à de jeunes interprètes, mais bien évidemment il s'adresse aussi à des chorégraphes et interprètes confirmé.e.s qui veulent questionner, éprouver, vérifier leurs savoirs pour les enrichir et les affiner.
Lors de ce stage, Fabrice Ramalingom s'appuiera sur son solo, créé en 2007, titré : Comment se ment.
Dans un premier temps, Fabrice invitera les participant·e·s à traverser le processus de son solo pour en révéler les questions qui sous-tendent les différentes phases de l'écriture chorégraphique et dramaturgique. Exercice qui servira à la réflexion pour de multiples pistes de constructions possibles du solo que chaque participant·e élaborera ensuite.
Fabrice transmettra également ce qu'il a compris, appris des modes, processus, outils d'écriture, trouvés lors de la création de Comment se ment et qui restent jusqu'à ce jour, les fondements de son écriture chorégraphique.
Enfin, comme figure imposée, Fabrice demandera à chaque interprète/chorégraphe, de partir pour l'écriture de son propre solo de la question principale de Comment se ment : qu'est-ce le/un/son/ses début·s ?
Pour cette tâche chaque interprète/chorégraphe sera aidé d'un·e ou deux autres participant·e·s. Un travail collectif pour créer une figure au singulier.
« Faire » un solo, c'est exprimer le Un. Une unité. Un/Une au milieu de toustes. Face à toustes.
C'est utiliser ce qu'on est soi-même comme matière, la travailler et l'exposer.
C'est donc exposer un soi, une particularité d'être.
En ce sens, ce pourrait être un manifeste dont on est le/la seul.e à pouvoir porter, afficher et cela serait (s)'offrir un acte d'émancipation.
Fabrice Ramalingom est artiste chorégraphique : chorégraphe, danseur, performeur, transmetteur, enseignant, pédagogue, dramaturge, etc…
Après des études au CNDC (Centre national de danse contemporaine) d'Angers, il commence sa carrière de danseur-interprète auprès de Dominique Bagouet et Trisha Brown.
Parallèlement à l'aventure de la compagnie La Camionetta qu'il co-fonde avec Hélène Cathala, il s'engage dans celle des Carnets Bagouet, cellule de réflexion et de transmission des œuvres du chorégraphe disparu et celle de Changement de Propriétaire, lieu alternatif transdisciplinaire de production et de création et poursuit son métier d'interprète auprès d'Hervé Robbe, Benoit Lachambre, Boris Charmatz et Anne Collod.
Au sein de la compagnie R.A.M.a qu'il fonde en 2006, il crée 16 pièces dans lesquelles il interroge les notions du vivre ensemble et de l'émancipation.
Fabrice collabore aussi avec des artistes d'autres disciplines comme les metteurs en scène Marc Baylet, Jean- Michel Ribes, Vincent Ecrepont, la musicienne Maguelone Vidal, la réalisatrice Valérie Donzelli, les réalisateurs Olivier Ducatel et Jacques Martineau, l'écrivaine Emmanuelle Bayamack-Tam et la chanteuse Vanessa Paradis.
© Brice Pelleschi