Le training du matin est mené par Gwendal Raymond.
J'aimerais ouvrir un espace de recherche dansée autour des stupidogrammes de Dieter Roth, dessins exécutés spontanément sur une grille de points, qui contredisent souvent la nature carrée de ce fond par des gribouillis loufoques. Ici je vois une tension que je retrouve souvent dans la danse - la formalité rigoureuse de l'entraînement technique au sein du même corps qui pleure, mange et se brise, et qui peut parfois nous donner accès à une joie sauvage. Cette recherche rejoint une interrogation de la musique en quatre temps, une base carrée qu'on retrouve partout dans l'histoire des musiques qui nous font bouger. Si j'essaie de résumer le tout dans une question : comment et où se rencontrent nos désirs de structure et nos désirs d'une condition sans structure ? Pour tenter d'y répondre, nous expérimenterons des partitions dansées, nous inventerons des chansons et passerons probablement quelques moments assis·es en cercle à nous perdre dans des questions existentielles. Toute expertise et toute stupidité sont les bienvenues.
Bryan Campbell est un artiste états-unien qui vit et travaille à Paris. Depuis 2008, il élabore un travail multidisciplinaire mêlant l'image, le texte, la chanson, et la chorégraphie. Après des études à la Tisch School of the Arts de l'Université de New York, et au CCN de Montpellier dans le cadre d'Exerce, il réalise les projets Research for the quadruped protagonist (2011), MARVELOUS (2015), SQUARE DANCE (2019), Janitor of Lunacy : a Filibuster (2021), Deep Cuts (2023), et Submersion Games (2025). En tant qu'interprète il a travaillé entre autres avec Loïc Touzé, Antonija Livingstone & Jennifer Lacey, DD Dorvillier, Gaëtan Rusquet, Ruth Childs, et le collectif dance for plants. Il traduit Poems d'Yvonne Rainer en collaboration avec Vincent Weber, sortis en 2021 aux éditions 33 Morceaux, et publie le texte de Janitor of Lunacy : a Filibuster en édition bilingue avec maison trouble en 2024.
© Joaquin Muñoz Serrano