Connaissez-vous les 13 danseur•euse•s en formation Extensions ?

  • Marie Begasse

    Je suis née et j’ai grandi au bord de la mer. Là où l’hiver est gris, long et réchauffé par la bière au sarrasin. J’aime le temps, que je ne prends jamais, celui que je gâche et celui qui viendra. J’aime la musicalité du silence, l’espace dessiné par le vide, le lâcher prise si contrôlé et l’émotion incontrôlable. Puis j’aime beaucoup manger. Sauf des trucs vivants. Au cas où eux aussi aient des émotions incontrôlables. Je crois que j’aime tout ce qui se partage. Le plus important c’est de rester éveillé.
  • Evane Duguet

    Je viens… du monde des festivals, des bords de Loire et d'une chambre verte. Je fais des listes pour savoir où aller... En perspectives : apprendre l’œnologie, avoir un jardin, voir les pays nordiques. Mes failles spacio-temporelles : l'odeur d'un livre de poche, la musique de Miles Davis, la grisaille et les biscuits au vin blanc. P.S : je devrais entretenir ma frange plus souvent.
  • Elise Griffon

    Je viens de l’union de gens qui s’aiment, d’une famille nombreuse qui pourrait l’être encore plus. Les sourires, les plis des yeux, des joues, des cous, des mains des gens, leurs souffles, leurs soupirs, leurs subterfuges pour cacher leurs peurs, leurs pleurs, leurs cris, je veux les capturer, tous ces petits détails de l’humanité, en faire une collection et pouvoir les danser.
  • Ariana Aragno

    Je viens de ma mémoire et de tout ce qu'elle contient et pourra contenir. Tout événement ou interprétation d'un événement. "Anima" en grec signifie "souffle, vent" ; je suis Verseau, qui est un signe d'air, c’est pourquoi, du fait de ma date de naissance, tout me traverse, me souffle, m'anime. Je dois aimer et improviser car sinon je mourrai demain, voilà c’est dit ! Le déséquilibre m'apprend à repenser la réalité et peut-être à en créer une autre. Je n'ai pas de boule de cristal et je ne voudrais pas en avoir. J'espère que ce qui m'a guidée ici aujourd'hui continuera de le faire. J'aimerais beaucoup pouvoir vivre de ma danse. Être interprète et créer à partir de la vie quotidienne, à partir de la poésie simple d'un geste simple fait sans pensées.
  • Faissal El Assia

    Je viens de l’Kawss. C’est comme ça que l’on appelle la porte derrière l’Hôpital Mohammed V et c’est là, exactement, dans cet espace que j’ai commencé à danser. Ah. J’ai oublié de vous dire, je suis marocain, je suis casablancais et tout ce que j’ai appris de la danse, je l’ai appris dans la rue. La danse de rue, c’est le hip-hop et le break dance. Pendant des années je ne connaissais que ça jusqu’à ce qu’un jour je rencontre la danse contemporaine. D’un coup, j’ai commencé à voir les choses différemment, à voir la danse différemment. J’ai commencé à rencontrer des danseurs professionnels, des chorégraphes, à découvrir qu’il existait des écoles de danse. Jamais je n’ai pensé qu’un jour je pourrai aller étudier à l’étranger, mais dans une école de danse ? Le rêve… alors j’en ai rêvé et aujourd’hui, je suis là. Je danse et donc je rêve.
  • Valentin Mériot

    « Je viens d'une ville près de la mer en banlieue parisienne. Je viens d'une famille nombreuse où je suis enfant unique. Je suis quelqu'un d'assez grand avec mon un mètre soixante-six. Je suis quelqu'un qui a souvent les cheveux emmêlés avec mes cheveux très courts. J'aime pas trop manger mais je suis gourmand. J'aime pas trop la musique mais j'en écoute tout le temps. J'aime pas trop les gens mais je ne suis jamais seul. Je me lève tous les matins car j'ai surtout la vessie pleine. Je pense être premier danseur à l'Opéra de Paris avec ma seule année de danse classique. Et je pense que si la danse ne marche pas pour moi, je danserais quand même. »
  • Gaël Jehanin

    Je viens d'un petit village entouré de banlieue, où les privilèges sont rares et le dialogue compliqué. Une rencontre non voulue avec la danse m'a mis en mouvement. Depuis, je danse pour le plaisir de ressentir, de m’améliorer et de rencontrer les gens différemment. Je rêve simplement de vivre à mon rythme, relié à la nature et aux personnes qui m'entourent.
  • Guillermo Llorens

    Je viens d’un endroit salé et acrobatique. À cause de ma propre ignorance, j’oscille (comme un imposteur) entre les arts vivants. Je vais vers le Rien. J’ai imité le mouvement de la mer pour jouer avec toi, parfois je t’énervais, d’autres fois tu entrais dans le jeu. Je n’aime pas te regarder si tu répètes toujours les mêmes choses. Je suis changeant et instable, tout comme toi. En musique et en respiration, je trouve la stabilité.
  • Elvira Madrigal Hernandez

    Je viens d’un village désertique à la plage salée, d'un endroit vaste. Je viens des accents qui n'ont pas de nationalité. Je viens du paysage terrien pour finir nulle part. Je viens pour m'installer. Ma curiosité perturbe toutes mes décisions même si je choisis d'improviser sur la scène de la vie. Je pensais depuis longtemps danser par nécessité, comme un corps qui agirait bizarrement s’il ne s'alimentait pas. J'ai une tâche : bouger une chose intérieure que nous n'avons pas l'habitude de déplacer.
  • Jimmy Monneron

    D’abord le Limousin, pays de la châtaigne et du boudin. Hm, miam. Déjà un appétit pour agrandir mon trousseau de clés. Puis Bordeaux, miam miam ! La capitale mondiale du vin hm.. pas miam. De portes en portes, je savoure toutes les opportunités Et digère le tout vers un horizon grandiose. Enfin Toulouse. La ville rose, alors vivons la vie en…
  • Steven Nacolis

    Je viens d’une ville où mon premier est le masculin de « année » et mon second est la septième de l’alphabet. Mon tout y prononce pain au chocolat, tancarville et crayon d’bois. Le cinéma est mon premier amour et je continue de me faire des films. J'ai rencontré le théâtre et la danse un peu après et nous nous sommes bien entendus. L’art visuel ne serait-il pas de l’art vivant, et inversement ? Si j’étais magicien, je ressusciterais Alain Buffard. Si je m’appelais Jonathan, je danserais pour Gisèle Vienne.
  • Raphael Spitaels

    Je suis né dans une ville où les petits beurres ne manquent pas, remplie de lieux uniques entre barrissements d'éléphant et les tours d'un château. J'aime ceux qui m'entourent, ma famille, mes amis. Partager, rencontrer sont des verbes avec lesquels j'ai grandi. J'aime la continuité des événements, ce qui est en mouvement comme le rythme d'une vague et le souffle du vent. Je me vois bien dans différents pays du monde, pour découvrir, écouter, expérimenter et échanger ; devenir un ODNI (Objet Dansant Non Identifié) en soi.
  • Salomé Pham Van Hué

    En 1993, à Orléans, je respirais pour la première fois l'air du monde, naïve. Depuis, je m'aventure dans divers univers, me souciant de moins en moins des barrières sociales. J'ai d'abord beaucoup observé, en silence, d'où mon intérêt pour le corps ? Regarder et agir, pour découvrir, comprendre, vivre des émotions, rêver, en alternant finement entre garder le contrôle et se laisser porter par la situation. Pour citer quelques éléments concrets de parcours : beaucoup de judo, du roller, un master sciences po, 7 villes habitées en six ans... (N. B. : seul le détail de ces expériences compte). Et la découverte de la danse ! Un espace d'expression où peuvent se rejoindre tous mes mondes. Je l'investis avec un plaisir inouï, en gardant le recul nécessaire ? Je veux de l'onirique, autant que du politique. Plus qu'une activité, je m'applique à vivre le quotidien comme une danse : présence, sincérité, humilité, ouverture, imaginaire, poésie, émotions, précision... Je crois que le monde irait mieux si chacun dansait !