En réponse aux affres géopolitiques que subit son pays le Liban, le chorégraphe et musicien Charlie Khalil Prince instaure le corps comme lieu de résistance. Un lieu de souvenir et de révolution, révélant des mythologies nouvelles et libres se dessine alors dans une performance-concert magnétique.
the body symphonic imagine le corps comme une archive vivante : fragile, politique et toujours en mouvement. Elle prend racine dans les crises entremêlées du Liban, la révolution de 2019, l'explosion du port de Beyrouth, l'effondrement économique et l'agression continue au Sud, pour déployer une fouille intime et collective de la mémoire. Entre gestes, musique en direct, voix et sons enregistrés, le danseur-performeur-musicien fait de la scène un espace de résistance où le corps se dresse contre l'effacement.
À la fois concert et offrande chorégraphique, ce duo brouille les frontières : le geste devient son, le rythme appelle le mouvement. Aux côtés de Joss Turnbull, percussionniste virtuose, l'œuvre compose une langue hybride,nourrie des danses contemporaines et populaires, où les traditions se brisent et se recomposent en nouvelles mythologies. Elle est intime et politique, prière et déferlement. Elle convoque la possibilité de futurs rêvés. En reprenant son droit à l'auto-représentation, face aux forces d'occupation, aux filtres orientalistes et aux mirages nostalgiques, the body symphonic incarne un corps insaisissable, mais pleinement présent, résilient et toujours en devenir.
Chorégraphie et interprétation : Charlie Khalil Prince
Musique live : Charlie Khalil Prince et Joss Turnbull
avec des échantillons et des enregistrements de la voix de Mouneer Saeed, de Into The Silent Zone ﻓﻲ رﺣﺎب اﻟﺿﻣت de Mustafa Said et d'un extrait de Sextant de Stellar Banger
Dramaturgie : Erin Hill
Lumières : Joe Levasseur
Direction Technique: Ariana Battaglia
Avec le soutien du réseau Aerowaves.
Avec la pièce the body symphonic, Charlie Khalil Prince est un artiste faisant partie de la sélection Aerowaves Twenty25.

© Giuseppe Follachi
La presse en parle
"Tout est à voir, à observer et à entendre. Bien que l'œuvre soit profondément introspective, elle nous permet d'accéder aux abords du monde de l'interprète pour y jeter un coup d'œil." — Kärt Koppel, Springback
